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Dans le morceau

By Storm

Can I Have You For Myself?

My Ghosts Go Ghost · January 30, 2026

6 passagesProd. RiTchie, Parker CoreyGenius ↗

Le morceau en quelques mots

RiTchie va devenir père et il s'adresse à sa compagne enceinte : avant que le bébé arrive, il voudrait la garder encore un peu pour lui tout seul. Il sait que c'est égoïste, il le dit lui-même, et c'est cette franchise qui touche. Le texte est simple et très répétitif ; la force du morceau tient à la tendresse de la voix et à cette phrase qui tourne en boucle comme une supplique.

À savoir avant. By Storm, c'est l'ancien groupe Injury Reserve, rebaptisé après la mort de l'un de ses membres, Stepa J. Groggs. C'est RiTchie qui parle ici, en ouverture de leur premier album sous ce nom. Le mot « they » (« ils/elles ») désigne l'enfant à naître, sans préciser son sexe.

À l’écoute

Plus de trois minutes sans batterie

Pendant presque les deux tiers du morceau, rien ne marque le temps : pas de rythme régulier, presque pas de basses, tout reste en retrait. La voix est donc toute proche, comme une confidence, ce qui colle à ce qu'il demande : un dernier moment calme à deux avant l'arrivée du bébé.

Le rythme arrive enfin, à 3:28

D'un coup les basses entrent, le volume monte et une pulsation bien nette s'installe, plutôt lente (autour de 89 battements par minute). Après une si longue attente, on le ressent comme un soulagement, ou comme le changement qu'il redoute et qui finit par arriver. Je ne peux pas dire sur quel vers exactement cela tombe : c'est vers la fin, autour du dernier refrain ou de l'outro.

La question répétée dix-huit fois, puis coupéevers 60

Dans l'outro, la même phrase tourne en boucle jusqu'à devenir une idée fixe. Au vers 60 elle est tranchée en plein milieu, et il enchaîne sur « No, no, no » : il s'arrête lui-même, et le doute prend la place de la demande.

La fin qui se vide

À 4:22 la pulsation s'efface, puis à 4:48 les basses se retirent et le volume retombe. Le morceau finit comme il a commencé, presque nu. On peut y entendre le calme qui revient pour les derniers mots, mais je ne peux pas te dire sur quels vers précis cela se passe.

Les voix en écho et le refrain superposévers 34

Dès le vers 5, une seconde voix glisse la question du titre entre les phrases, parfois sans la finir. Au deuxième refrain, les deux demandes sont chantées l'une sur l'autre (« juste un peu plus » et « est-ce que je peux t'avoir pour moi ? »). On dirait une pensée qui revient sans cesse derrière ce qu'il dit tout haut. La production est signée par les deux membres du groupe, RiTchie et Parker Corey.

Vers 1 à 9

On était deux, on va être trois

RiTchie pose la situation : une vie de couple tranquille, et un enfant qui arrive. Il se dit prêt, mais avoue tout de suite un sentiment un peu honteux : il voudrait garder sa compagne rien que pour lui.

Est-ce que je peux t'avoir tout entière pour moi ?

Can I have you all for me?

(Est-ce que je peux t'avoir toute pour…)

(Can I have you all for—)

Vers 10 à 17

Encore un peu, avant qu'il arrive

Le refrain est une demande toute simple, répétée comme par un enfant qui insiste : te garder pour moi, encore un petit peu, avant la naissance.

Est-ce que je peux t'avoir pour moi tout seul ?

Can I have you for myself?

Est-ce que je peux t'avoir ?

Can I have you?

Vers 18 à 25

Les petites choses qui vont changer

Il précise qu'il est reconnaissant, puis énumère les détails concrets que l'enfant va bouleverser : la place dans le lit, les photos, même ses chaussures. Et il se prend en flagrant délit : il ramène tout à lui alors qu'elle ne s'est jamais plainte.

Juste une minute, on peut en profiter et rester emmêlés ?

Just for a minute, can we soak it in and just tangle?

« Tangle » : s'emmêler, s'enlacer, bras et jambes mélangés.

Vers 26 à 33

Garde-moi un peu de toi

L'aveu devient plus nu : il ne sait pas comment il va la partager. Il demande un instant minuscule, un clin d'œil, pour savourer ce qu'ils sont à deux, puis une seule chose : qu'elle lui garde une part d'elle.

Tu as dit que tu y allais et j'ai dit : « Où ça ? »

You said you're going and I said, "Where to?"

On peut y entendre : elle avance vers cette nouvelle vie, et il la suit sans savoir où ça mène.

Vers 34 à 41

Les deux demandes se superposent

Le refrain revient, cette fois avec deux voix mêlées : « juste un petit bout » d'un côté, « est-ce que je peux t'avoir » de l'autre. La demande se fait plus pressante.

Juste un peu plus (Est-ce que je peux t'avoir pour moi tout seul ?)

Just a little more (Can I have you for myself?)

Juste un petit bout (Est-ce que je peux t'avoir ?)

Just a little piece (Can I have you?)

Vers 42 à 65

La question en boucle, puis le doute

La même phrase est répétée dix-huit fois, jusqu'à l'obsession. Puis elle se casse en plein milieu : il se reprend, dit « non », et se demande s'il n'est pas déjà trop tard. Le morceau finit sur le constat du début, sans réponse.

Non, non, non

No, no, no

Ce qui reste ouvert

Que le morceau parle d'une grossesse se déduit clairement du texte, mais le lien avec le deuil de Groggs évoqué par certains fans reste une simple lecture.

Seuls de courts extraits sont cités ici, pour l’analyse. Paroles complètes sur Genius ↗