
Dans le morceau
Genesis Owusu
LIFE KEEPS GOING
REDSTAR WU & THE WORLDWIDE SCOURGE · April 22, 2026
4 passagesGenius ↗
Le morceau en quelques mots
Continuer à vivre devient ici une façon de résister, sans prétendre être invincible. La voix se dit épuisée, hérissée comme un cactus, puis demande qu’on retire le « S » de sa poitrine : ce n’est qu’un homme. Mais elle finit par refuser de se soumettre malgré ses blessures. « Life Keeps Going » peut ainsi se lire comme un constat transformé en encouragement : la vie avance, même sans réponse à tout ce qui arrive.
4 passages
Suivre le morceau ↓Être à bout sans pouvoir arrêter la vie
La voix se présente comme difficile à approcher, chargée de cœurs et arrivée au bout de ses « neuf vies ». On peut y lire quelqu’un que les relations et les épreuves ont rendu défensif, mais qui demande encore un contact. Il refuse ensuite d’être pris pour un sauveur : le pont auquel « nous » tenions a été détruit, sans qu’on sache par qui. Le refrain oppose à cette perte une certitude minimale : même quand tout paraît incompréhensible, la vie continue.
J'ai trop de cœurs dans la paume de mes mains, c'est peut-être pour ça
Too many hearts in my palms, maybe that's why
Tenir plusieurs cœurs dans ses mains peut suggérer un pouvoir sur les sentiments d’autres personnes, ou leur poids ; le texte ne précise pas quelles relations sont concernées.
J'ai eu neuf vies, et maintenant le chat est mort
I done lived nine lives, now the cat died
Le chat aux neuf vies est une croyance populaire : annoncer sa mort après les avoir toutes vécues suggère ici que les réserves permettant de survivre sont épuisées.
Après ce constat d’épuisement, le passage suivant cherche une manière plus active de vivre avec le désordre.
Prendre le risque de vivre plutôt que rester figé
Il veut insuffler de la vie à ce qu’il fait et affirme qu’une seule existence mérite qu’on prenne des risques. Les échanges autour du style, du punk et du funk restent associatifs, plutôt qu’une scène clairement racontée. Les bons moments voisinent avec les nuages noirs, mais il qualifie la vie de « belle insoumission » : une lecture possible est qu’il choisit de participer à cette existence chaotique plutôt que d’attendre qu’elle devienne raisonnable.
Bien des hommes sont nés de mon sang, du funk, hein ?
Many men born from my blood, funk right?
Des hommes « nés de mon sang » évoquent une filiation ou une influence revendiquée ; le lien exact avec « funk, right? » reste obscur dans la transcription fournie.
(Euh) C'est moi le moine, non ?
(Uh) I'm the monk, right?
Il se désigne comme « le moine », mais rien ne précise ce rôle ni son rapport aux étiquettes punk et funk qui précèdent.
Le refrain revient sans résoudre ses questions ; ensuite, l’affirmation de rester vivant prend toute la place.
Affirmer qu’on est vivant face à la mort
Les répétitions resserrent le morceau autour de deux phrases : la vie continue et « je suis en vie ». Sourire face à la mort exprime un défi, tandis que se dire enfant rappelle une fragilité. Dieu et l’enfer donnent une ampleur extrême à l’épreuve traversée, sans raconter une expérience religieuse précise. Il ne dit pas que tout va bien : il insiste sur le fait qu’il lutte encore.
Je suis en vie
I'm alive
Cette affirmation répétée devient, dans le dernier passage, une résistance physique et un refus explicite de se soumettre.
Rester debout, même blessé, et ne pas obéir
La voix se décrit comme une bête prête à ramper, à se frapper la poitrine et même à fendre la planète : ces exagérations rendent sensible une volonté de survie poussée à l’extrême. Le métal doré qui se dégrade dessous met en cause les belles apparences. Surtout, il refuse d’obéir malgré ses talons abîmés et demande qu’on ne confonde pas ses blessures avec une défaite. Sa force proclamée n’efface donc pas ce qu’il a subi.
Tu ne pourras jamais me prendre le cou, je mourrai quand je serai mort (Je me bats pour traverser l’enfer, je suis en vie ; une chose avec la vie, c’est qu’elle continue…)
You can never take my neck, I'ma die when I'm dead (Through hell I strive, I'm alive; One thing about life is it just keeps)
« Prendre mon cou » évoque une menace contre sa vie ; « je mourrai quand je serai mort » refuse de se considérer comme vaincu avant la fin.
Plaque le cuivre d’or, dessous il rouille toujours (Je me bats pour traverser l’enfer, je suis en vie ; une, une chose avec la vie, c’est qu’elle continue…)
Gold plate the copper, underneath it still rust (Through hell I strive, I'm alive; One, one thing about life is it just keeps)
Le placage d’or cache un métal qui continue de se dégrader : l’image oppose apparence précieuse et détérioration intérieure, sans désigner précisément ce qui est ainsi maquillé.
Le morceau laisse l’auditeur sur une persistance, non sur une victoire acquise : la phrase se coupe, puis « ça continue » revient.
Seuls de courts extraits sont cités ici, pour l’analyse. Paroles complètes sur Genius ↗