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Dans le morceau

Joey Valence & Brae

PACKAPUNCH

NO HANDS · June 7, 2024

9 passagesProd. Joey ValenceGenius ↗

Le morceau en quelques mots

Un morceau de vantardise et de bagarre pour rire : Joey Valence, Brae et leur invité Danny Brown promettent des coups de poing à quiconque leur manque de respect. Les paroles sont volontairement bêtes et joueuses, pleines de jeux vidéo, de bouffe et de blagues de cour de récré. La force est dans l'énergie : des voix qui crient, un refrain à scander, un son qui cogne.

À savoir avant. Joey Valence & Brae sont un duo de Pennsylvanie qui refait du rap à l'ancienne, façon Beastie Boys, avec beaucoup d'humour et de références de gamers. « Pack-a-Punch » est aussi le nom d'une machine qui améliore les armes dans le mode zombies du jeu Call of Duty ; « to pack a punch » veut dire cogner fort. Danny Brown, rappeur de Detroit à la voix aiguë très reconnaissable, vient en invité.

À l’écoute

L'entrée en deux tempsvers 3

Le morceau démarre tout petit, presque sans basses, avec une seule phrase de menace. Au troisième vers, le volume monte d'un coup et les basses lourdes tombent : c'est le coup de poing que le titre promet.

Le refrain en question-réponsevers 2

Une phrase répétée quatre fois, et à chaque fois un « What? » crié en retour. C'est simple exprès : on dirait une foule qui répond, et tu peux le crier avec eux dès la première écoute.

Les « come on » en fin de versvers 14

À partir d'ici, chaque vers se termine par un « come on » lancé derrière. Ça fait comme un deuxième rappeur qui pousse le premier, à la manière des groupes de rap des années 80-90 que le duo aime rejouer.

L'annonce de Danny Brownvers 43

L'instrumentale change de couleur à ce moment-là, et Danny Brown est présenté comme un boxeur qui monte sur le ring. Ça colle au thème du morceau et ça prépare son entrée comme un événement.

Le couplet de Danny Brownvers 45

Le fond musical change encore quand il commence, et la batterie ne marque plus le temps de façon régulière : sa voix porte le rythme à elle seule. Vers la fin, il reprend une phrase d'un classique de Redman de 1992, clin d'œil au rap bagarreur de cette époque.

Vers 1 à 5

Répète ça et tu t'en prends une

Le refrain pose tout de suite le ton : une menace de bagarre criée en chœur. Le « What ? » en réponse est fait pour être hurlé par le public.

Tu sais pas que je cogne fort ? (Quoi ?)

Don't you know that I pack a punch? (What?)

« To pack a punch » : avoir de la force de frappe.

Le titre collé, PACKAPUNCH, renvoie aussi à la machine qui booste les armes dans le mode zombies de Call of Duty.

Vers 6 à 13

Pas besoin de fric ni de Porsche

Premier couplet : le duo se dit doué de naissance et se fiche des signes de richesse. Ils roulent en petite Honda, mangent du poulet de chaîne et refusent les contrats de maisons de disques. C'est leur fierté d'indépendants.

Je suis né avec la Force, je me fous de l'argent

I was born with the force, don't care about the money

La Force de Star Wars : un don qu'on a en soi, qui ne s'achète pas.

Et de la puissance de tes chevaux

Or the power of your horses

Les chevaux du moteur : la grosse voiture de l'autre ne l'impressionne pas.

Vers 14 à 21

Mario, tuning et poing dans la figure

Les deux se renvoient la balle, chaque vers ponctué d'un « come on ». Insultes tirées de Super Mario, voiture surbaissée avec néons, enceintes à fond : un décor d'ados des années 2000, joyeusement assumé.

T'es du menu fretin, on dirait Toad (allez)

You a small fry, you look like toad (come on)

« Small fry » : quelqu'un d'insignifiant.

Toad est le petit champignon peureux de Super Mario ; « toad » veut aussi dire crapaud.

Je crache du feu, moi c'est plutôt Bowser (allez)

I spit fire, I'm more like Bowser (come on)

Bowser est le gros méchant de Mario, qui crache des flammes.

« Cracher du feu » veut aussi dire rapper très bien.

Vers 22 à 25

Refrain

Le refrain revient, coupé net sur la dernière phrase pour lancer le couplet suivant.

Vers 26 à 33

Blagues de vestiaire

Le couplet enchaîne les vannes potaches : les fesses, « ta mère », une pique avec Olivia Rodrigo. Rien de sérieux, c'est le plaisir de la punchline idiote et bien placée.

Je peux avoir un « quoi » ? (Quoi ?) Tu vas te faire découper (allez)

Can I get a "what"? (What?) Get cut (come on)

Appel-réponse à l'ancienne ; les fans y voient un clin d'œil à « Scenario » d'A Tribe Called Quest.

Tu t'appelles pas Olivia, t'as pas les tripes, hein

Your name's not Olivia, you don't got the guts, huh

« Guts » : les tripes, donc le cran.

C'est aussi le titre de l'album d'Olivia Rodrigo sorti en 2023.

Vers 34 à 42

L'adversaire servi sur une assiette

Le rival est figé, pâle, sans rythme. Il ne lui reste qu'à accepter son sort : être découpé et cuisiné. La menace reste un numéro comique, avec golf et émission de cuisine.

J'y vais, je prépare mon coup

I'm goin' in, I'm 'bout to set the draw

« Set the draw » est flou.

Au golf, un « draw » est un coup à effet, ce qui collerait avec le vers suivant ; la transcription n'est pas sûre.

Je balance le micro comme des clubs à Topgolf

Swingin' the mic-like clubs at Top Golf

Topgolf : une chaîne de practices de golf version loisirs, où l'on tape des balles entre amis en buvant un verre.

Vers 43 à 52

Danny Brown monte sur le ring

L'invité est annoncé comme un boxeur. Danny Brown parle plus cru que le duo, mais garde l'humour de gamer. Il file l'image du repas : le poing en plat, le sang en boisson, et un dessert peu ragoûtant.

Je t'ai déglingué la gueule, on dirait un perso de 2K (ouais)

Had your face fucked up like a 2K skin (yeah)

NBA 2K, le jeu de basket : les visages qu'y créent les joueurs, ou les scans ratés, donnent souvent des têtes difformes, devenues une blague sur Internet.

Je me sens comme un vieux salon Xbox, c'est moi le boss (allez)

Feelin' like an old Xbox lobby, I'm that nigga (come on)

Les salons d'attente des jeux en ligne sur Xbox, dans les années 2000, étaient réputés pour leurs insultes non-stop au micro.

Il traduit « I'm that nigga » : c'est moi le patron ici.

Vers 53 à 60

Sa bande débarque

Danny Brown prévient : viens faire le malin ici et toute sa bande te tombe dessus. Il glisse des hommages au rap des années 90, Biggie et Redman.

Fais pas le malin, viens pas ici me prendre pour un con (nan)

Don't ya' front, come around here and play me (nah)

« Front » : frimer, jouer un rôle.

Parce que tu vas te faire sauter dessus, mec, y a pas de si, de mais, ni de peut-être (ouais)

'Cause you'll get jumped, man, no ifs, ands, or maybe (uh-huh)

« Get jumped » : se faire tabasser à plusieurs.

La formule rappelle un vers de The Notorious B.I.G. dans « Dead Wrong », selon une annotation de fan.

Vers 61 à 70

Refrain final, haché

Le refrain revient deux fois, découpé et bégayé comme par un DJ. Puis ça s'arrête sur deux mots lâchés en studio.

Ce qui reste ouvert

Quelques vers restent incertains (« set the draw », « get a slump », « Get to midnight ») : la transcription ou le sens exact n'est pas garanti, et la répartition des vers entre Joey Valence et Brae n'est pas indiquée.

Seuls de courts extraits sont cités ici, pour l’analyse. Paroles complètes sur Genius ↗